Qu'est ce que la SE
La Somatic Experincing (SE) est une psychothérapie d'exposition qui a été élaborée par Peter Levine afin d'aider des personnes ayant été victimes d'un traumatisme. Ses quatre piliers prennent racine dans le felt sens, la physiologie, l'éthologie et l'observation de personnes traumatisées.
- L'héritage de Pierre Janet
Pierre Janet était un psychanalyste Français du de la fin du XIX siècle. Dès sa thèse de philosophie en 1889 il s'intéresse aux manifestations psychiques de ses patientes mais aussi somatiques, et soutient que la santé mentale de l'individu ne peut être approchée que par une synthèse de ces deux constituants que sont le corps et l'esprit. Il théorise aussi que que la santé mentale est un savant équilibre entre des forces conservatrices (héritées de nos expériences passées) et des forces créatrices (capacité à faire face aux nouveautés). Du bon accordage de ces deux forces dépend une vie harmonieuse : nos expériences passées nous donnent repère et stabilité alors que notre créativité nous permet de nous adapter aux aléas de l'existence. Enfin de manière discrète mais innovante, il se questionne sur une découverte surprenante. Celui -ci avait observé que ses patientes qui présentaient un comportement dit hystérique voyaient leurs symptômes s'amender si ,dans l'imaginaire, elle pouvaient transformer le cours des violences subies. Cette renégociation fictive de l'évènement apportait non seulement une détente mais aussi une levée des symptômes névrotiques.
Cette observation clinique de Pierre Janet est un des fondements de la SE : revisiter l'évènement traumatique mais en changer son décours peut en transformer son souvenir.
- Le comportement animal face au danger
Le deuxième pilier de la SE est l'enseignement de l'étude du comportement animal face au danger. Face à celui-ci les animaux ont le choix entre trois possibilités : la fuite , l'attaque ou l'immobilisation. Si l'évaluation du danger par l'animal l'informe que les deux premières options sont vaines, celui-ci va s'immobiliser. Si ce choix désespéré lui permet de survivre, celui-ci sortira de cette immobilité , une fois le danger parti, par une activité physique très intense. Une fois cette phase d'agitation passée, l'animal reprend le cours de sa vie ; le danger auquel il a survécut est derrière lui.
La SE reprend à son compte ces réactions animales que l'être humain partage face à un danger qui le tétanise littéralement : pour tourner la page de l'évènement traumatique, la sortie du figement se fait aussi par une décharge corporelle intense.
- La physiologie du système nerveux autonome
Les travaux de Stephen Porges, neurophysiologiste américain, ont permis de donner une base scientifique à la physiologie du figement, tel que celui observé chez l'animal en cas de danger imminent. Au schéma classique du tandem système nerveux autonome sympathique(SNS)/système nerveux parasympathique(SNP), il a proposé un modèle plus affiné qu'il a nommé théorie polyvagale, en relation avec la double fonction du nerf vague qui assure la majeure partie de l'innervation parasympathique. Dans la vision binaire des réactions du système nerveux autonome face au danger, le SNS a comme fonction d'assurer la fuite ou l'attaque en activant toute les composantes physiologiques capables de mobiliser l'individu : accélération du rythme cardiaque, distributions du sang vers les muscles, augmentation de la transpiration, etc. A l'inverse, en cas de quiétude, le SNP assure lui les fonctions du repos et de la restauration : ralentissement du rythme cardiaque, détente musculaire, flux sanguins vers les viscères, etc. A cette conception duale, Stephen Porges vient complexifier ce système en divisant en deux les fonctions du nerf vague : la première branche (la voie dite ventrale) étant celle de la restauration , la deuxième branche (la voie dite dorsale) celle de l'immobilisation. Cette spécialisation du nerf vague chez les mammifères permet d'expliquer pourquoi, alors qu'ils sont en plein activation sympathique, ils s'écroulent littéralement sous l'action de la voie dorsale du nerf vague qui vient surclasser le SNS et laisse l'animal figé, pratiquement comme mort, les fonctions vitale étant réduites au strict minimum. Par analogie, la SE défend qu'un évènement traumatique peut amener à une activation massive de la voie vagale dorsale et que celle-ci peut perdurer au delà de la période nécessaire , c'est à dire une fois le danger passé. Sortir du figement passe donc donc par une levée du tonus parasympathique dorsal.
- Le felt sens
Derrière chaque entreprise se cache une histoire et la nôtre est tout sauf banale ! Au tout début, nous avons dû surmonter de nombreux obstacles en chemin. Lorsque nous avons trouvé nos marques en tant qu'équipe, nous étions tous animés d'une même ferveur, celle de perfectionner notre art et de devenir une référence dans notre domaine. Notre désir d'apprendre n'a jamais faibli, même si notre entreprise s'est agrandie. Chaque nouveau défi apporte son lot de leçons à retenir.